Un kilo de cuivre issu de chutes industrielles ne se monnaie jamais tout à fait comme celui extirpé de câbles nettoyés. Les centres de recyclage fixent des tarifs qui reflètent la pureté, l’origine et la présentation du métal. Ici, un cuivre brillant bien aligné sur la table, là, des rebuts mélangés au laiton ou porteurs de leur vieille gaine. Certains négociants tentent parfois de séduire avec des primes, surtout lorsque la bourse s’envole ou plonge d’un coup.
Le laiton, c’est une tout autre équation. Sa valeur évolue à part, fluctue selon l’alliage, la demande et les stocks. Pour tirer le maximum, il faut connaître les catégories, séparer chaque métal avec rigueur et surtout, surveiller les signaux du marché.
Prix du kilo de laiton et de cuivre en 2025 : tendances, variations et points de repère pour les artisans
En France, le prix du kg de cuivre en 2025 s’étend de 7 à 9,5 €/kg, en fonction de sa pureté et de son état. Le cuivre millberry, exemplaire par sa brillance et son absence d’impuretés, tourne autour de 9,5 €/kg. Un cuivre dénudé descend la barre à 9 €/kg. Viennent ensuite les lots de cuivre mêlé qui plafonnent à 8 €/kg, pendant que les câbles encore gainés se négocient plutôt entre 4 et 6 €/kg. Les tarifs suivent le rythme imposé par la demande industrielle (énergie, automobile, électronique) et l’offre minière, mais aussi par la qualité des lots proposés lors de la pesée.
Côté laiton, les fourchettes sont larges : on parle de 1 à 7 €/kg. Le volume, mais aussi la typologie, jouent leur jeu. Un laiton pur s’échange entre 4 et 4,5 €/kg. Le laiton mêlé trouve preneur entre 1 et 1,5 €/kg. Tout se joue sur la composition de l’alliage cuivre-zinc : laiton jaune (60–65 % cuivre), laiton rouge (plus de 70 % cuivre), copeaux ou débris… Chaque catégorie tire son propre tarif du lot.
| Catégorie | Prix indicatif (€/kg) |
|---|---|
| Cuivre millberry | 9,5 |
| Cuivre dénudé | 9 |
| Cuivre mêlé | 8 |
| Cuivre avec gaine | 4-6 |
| Laiton pur | 4-4,5 |
| Laiton mêlé | 1-1,5 |
L’issue de la revente dépend du degré de pureté, du volume proposé et du sérieux du repreneur. Observer le marché, trier à la main chaque lot et miser sur le bon moment, c’est multiplier ses chances de conclure au meilleur tarif. Ceux qui connaissent ces rouages ne laissent rien au hasard ni à la spéculation hasardeuse.
Conseils pratiques pour réussir la revente et la valorisation de vos chutes de métaux
Le tri : rien ne surpasse cette première opération, décisive pour améliorer la valeur de vos chutes de cuivre et de laiton. Il faut séparer avec soin le cuivre millberry, les déchets mêlés et les pièces gainées : chaque tri génère un potentiel de revente distinct. Un lot homogène séduit beaucoup plus les ferrailleurs et centres de recyclage, simplifiant la négociation d’un prix plus rémunérateur.
Il reste primordial de surveiller les cours et les tendances du secteur avant toute transaction. Les variations de prix n’épargnent personne : une hausse de la demande industrielle peut transformer des rebuts en véritable plus-value. Un professionnel qui propose un volume bien trié attire vite l’œil des grands acteurs : affineurs, plateformes spécialisées, usines. Certains n’hésitent pas à surenchérir pour des lots volumineux d’une propreté irréprochable.
Avant de vendre, vérifiez scrupuleusement les exigences des centres de reprise : la présentation d’une pièce d’identité reste systématique et la norme impose des règlements par chèque ou virement. Ce circuit officiel, imposé par la réglementation française, assure la traçabilité et le strict respect des normes environnementales.
Pour adopter une organisation efficace lors de la revente, voici quelques habitudes à prendre :
- Triez cuivre, laiton, ferreux : la reprise n’en sera que meilleure.
- Veillez à peser précisément chaque lot et à tracer vos stocks.
- Passez en revue l’état et la pureté du métal avant de l’expédier.
- N’hésitez pas à demander différents devis pour obtenir le prix le plus juste.
Gérer ses déchets métalliques avec méthode, c’est miser sur une marge qui ne trompe pas. La discipline dans le tri, la consolidation des volumes et le choix des bons interlocuteurs forgent une démarche payante. Sur la table, chaque déchet compte. Les artisans avisés transforment des résidus banals en ressources qui pèsent lourd sur leur bilan.


